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1815 - L' empire Savant
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1815 L'empire Savant Roman de Pierre-marie Desmaret
1815 : mis à la retraite forcée, Pierre-Marie Desmarest, ancien chef de la police politique de Napoléon Ier tue le temps en écrivant. Son regard de policier exercé le pousse à imaginer ce que sera la civilisation de demain, la nôtre, qu'il place dans une contrée au coeur de l'Afrique, découverte au terme d'un long voyage. Un voyage extraordinaire, même, pourrait-on dire : trente ans avant Jules Verne, Pierre-Marie Desmarest imagine l'épopée d'un jeune Français, prénommé Isidore, dont le projet s'inscrit plus dans la rêverie métaphysique d'un Cyrano de Bergerac découvrant la Lune que dans les grandes expéditions scientifiques décidées et financées par les États. Ainsi naît L'Empire savant, une oeuvre surprenante et protéiforme, dont les degrés de lecture sont innombrables. Sans aucun équivalent pour son temps, archaïque par sa forme, ainsi que par sa langue, L'Empire savant se révèle d'un grand modernisme, oscillant entre science-fiction visionnaire et satire sociale et politique. Desmarest surprend son lecteur par l'étendue de ses connaissances, la fraîcheur de ses remarques et la naïveté feinte de son propos, tout en poursuivant son but et son questionnement : le progrès fait-il le bonheur ? Et comment le pouvoir l'utilise-t-il ?
Inversant l’ordre de la supériorité technique, Desmarest crée une fable amusante qui montre le caractère contingent de la domination scientifique — comme Jared Diamond, ailleurs. Il livre au lecteur un texte tout inspiré par la pensée des Lumières. Même si certains stéréotypes affleurent, les descriptions de tyrans orientaux empruntent plus aux Mille et une Nuits qu’à Voltaire, et la volonté sous-jacente est clairement bienveillante. Montrant que les rapports de forces auraient pu être inverses, il affirme que la colonisation n’est que contingente, qu’elle n’a pas de fondement naturel, et que donc elle est politiquement critiquable.
1980 Les Visiteurs Serie de Michel Wyn "Les Visiteurs" ou quand la télé française osait faire de la science-fiction ! Non, il ne s'agit pas des Visiteurs avec Christian Clavier. Pas plus de la série américaine V, où des extraterrestres à l'apparence humaine dissimulaient d'affreuses créatures reptiliennes. Ces Visiteurs-là désignent un feuilleton français en 6 épisodes. C'était en 1980, autrement dit avant le déluge, comprenez la privatisation de ce qu'était la première chaîne publique française. De fait, pareil programme serait inenvisageable aujourd'hui. Les Visiteurs est un récit de science-fiction, un genre peu prisé par les productions hexagonales. Son rythme, lent, pour ne pas dire languissant, est inapte à dégager "du temps de cerveau disponible". Il y a enfin son traitement a minima de la SF : tout ici est suggéré, pas montré - on est après tout à des décennies de la révolution numérique qui permet désormais de tout dévoiler à l'é...
1980 Flash Gordon Film de Mike Hodges FLASH ! HA-AAAAA ! Saviour of the Universe ! »… Que tout fan de science-fiction qui se respecte ose s’avancer et avouer qu’il n’a pas, un jour, fredonné (au moins discrètement) le refrain du tube composé par Queen pour le générique de Flash Gordon. Soit l’alpha et l’oméga du film bis de luxe, un blockbuster zinzin et complètement improbable, réalisé en 1980 par le Britannique Mike Hodges pour le compte du mogul italo-américain Dino De Laurentiis. Matraqué un temps sur nos radios, cet enivrant et fracassant « Flash’s Theme » fut bien l’un des rares titres de gloire médiatique de cette superproduction au budget évoluant, selon les sources, entre 30 et 40 millions de dollars et qui entendait bien surfer sur la grande mode du space opera déclenchée par le triomphe mondial de La Guerre des étoiles. Las : hormis en Grande-Bretagne, le public n’accrocha pas aux exploits superkitsch du quarterback new-yorkais Flash Gordon (Sam Jones), gros bras aux cheveux...
1971 La vie amoureuse de l'homme invisible Film de Pierre Chevalier Déclinaison franco-espagnole miteuse du mythe (pas de souci, on est bien dans la série Z ici), La vie amoureuse de l'homme invisible est également connue sous le titre d'Orloff et l'homme invisible. On y retrouve avec plaisir ce bon docteur Orloff personnage créé par Jesus Franco en 1961 dans L'horrible docteur Orloff. Le professeur Orloff a en fait créé un homme invisible, prémices d'une nouvelle race humaine. On en frémirait d'horreur si le personnage transparent ne souffrait pas d'une libido exacerbée et n'en profitait pas pour violer la bonne dès que son créateur a le dos tourné. La carrière de Pierre Chevalier, le réalisateur de La vie amoureuse de l'homme invisible, peut être divisée en deux parties bien distinctes. A partir de 1946, il joue les assistants-réalisateurs pendant de nombreuses années pour des cinéastes comme René Clément, Marcel Carné, Jean Grémillon ou Henri ...
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