1970 - L'Alliance
1970
L'Alliance
Film de Christian de Challonge
Hugues Tribois (Jean-Claude Carrière), la quarantaine, cherche une femme à marier possédant un grand appartement où il pourrait installer son cabinet vétérinaire. Grâce à l'agence Duvernet, il trouve la perle rare en la personne de Jeanne (Anna Karina) qui possède un magnifique appartement dans le VIème arrondissement. Les épousailles sont vite conclues et Hugues emménage dans ses nouveaux quartiers. Tout à son travail, il ne s'intéresse guère à Jeanne jusqu'à ce qu'il découvre dans un cagibi fermé à clef les traces de la présence d'un homme. Il commence à se poser des questions sur son épouse, guettant ses allers et venues et sombrant peu à peu dans une jalousie maladive...
L'Alliance démarre comme un petit théâtre de l'absurde. On reconnaît d'ailleurs, dans le rôle de la compagne de Duvernet, Tsilla Chelton, l'actrice fétiche d'Eugène Ionesco. Mais le film ne va pas s'inscrire bien longtemps dans cette veine mais parcourir différents registres, passant de la chronique au thriller pour se terminer en drame existentiel mâtiné de fable catastrophiste sur le devenir de l'humanité.
La jalousie d'Hugues se transforme en paranoïa. La question qui le taraude n'est plus seulement de savoir qui habitait ici avant lui mais comment et pourquoi il a disparu, Hugues se prenant à penser qu'elle en veut à ses jours. Sa folie se disperse et contamine son environnement et son entourage. Leur bonne Hélène (Isabelle Sadoyan) est inquiète, mal à l'aise, brisant constamment la vaisselle, prête à démissionner chaque matin. Jeanne aussi se met à se méfier d'Hugues, à l'épier. Tandis que la paranoïa ronge le couple, la maison se trouve peu à peu envahie par les animaux : d'abord un aquarium, puis un vivarium, des agrandissements photographiques, des bêtes empaillées, des projections de films 16mm, sans compter une foule d'animaux en tous genres qui finissent par apparaître d'on ne sait où... Chaque cadre du film est bientôt marqué par une présence animale : singe, fourmis, pigeon, poissons, canaris, perroquet, hamster, chats, papillons, lapin, coléoptères, corbeau, lézards, chauves-souris, iguane, caméléon... Leur présence s'accroissant au fur et à mesure du pourrissement du couple. Les animaux prennent le dessus et l'on se demande bientôt qui observe qui...
Prophétique, L'Alliance décrit un dérèglement généralisé du monde dont l'humanité ne prend pas la mesure. « Il y a beaucoup plus de nains que de géants dans le monde du vivant. Et ce sont les nains qui sont dangereux. Un léger perfectionnement dans les armes d'une espèce et le fameux équilibre est rompu, bonsoir tout le monde, l'homme disparaîtrait. Il disparaîtra de toute façon, à moins qu'on le transforme. S'il accepte qu'on le transforme... » explique un vieux scientifique (interprété par le musicien Jean Wiener), qui évoque également la capacité des insectes à survivre à une explosion atomique. Hélène a, quant à elle, entendu parler d'extra-terrestres cachés sur notre Terre, prêts à fondre sur l'humanité et elle est persuadée qu'ils ont la capacité de se transformer en animaux. Ondes, nucléaire, mutations, invasion... l'enjeu du film n'est plus seulement la fin du couple mais aussi celle de l'espèce humaine. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-alliance-de-chalonge
L'alliance le film :
L'Alliance
Film de Christian de Challonge
Hugues Tribois (Jean-Claude Carrière), la quarantaine, cherche une femme à marier possédant un grand appartement où il pourrait installer son cabinet vétérinaire. Grâce à l'agence Duvernet, il trouve la perle rare en la personne de Jeanne (Anna Karina) qui possède un magnifique appartement dans le VIème arrondissement. Les épousailles sont vite conclues et Hugues emménage dans ses nouveaux quartiers. Tout à son travail, il ne s'intéresse guère à Jeanne jusqu'à ce qu'il découvre dans un cagibi fermé à clef les traces de la présence d'un homme. Il commence à se poser des questions sur son épouse, guettant ses allers et venues et sombrant peu à peu dans une jalousie maladive...
L'Alliance démarre comme un petit théâtre de l'absurde. On reconnaît d'ailleurs, dans le rôle de la compagne de Duvernet, Tsilla Chelton, l'actrice fétiche d'Eugène Ionesco. Mais le film ne va pas s'inscrire bien longtemps dans cette veine mais parcourir différents registres, passant de la chronique au thriller pour se terminer en drame existentiel mâtiné de fable catastrophiste sur le devenir de l'humanité.
La jalousie d'Hugues se transforme en paranoïa. La question qui le taraude n'est plus seulement de savoir qui habitait ici avant lui mais comment et pourquoi il a disparu, Hugues se prenant à penser qu'elle en veut à ses jours. Sa folie se disperse et contamine son environnement et son entourage. Leur bonne Hélène (Isabelle Sadoyan) est inquiète, mal à l'aise, brisant constamment la vaisselle, prête à démissionner chaque matin. Jeanne aussi se met à se méfier d'Hugues, à l'épier. Tandis que la paranoïa ronge le couple, la maison se trouve peu à peu envahie par les animaux : d'abord un aquarium, puis un vivarium, des agrandissements photographiques, des bêtes empaillées, des projections de films 16mm, sans compter une foule d'animaux en tous genres qui finissent par apparaître d'on ne sait où... Chaque cadre du film est bientôt marqué par une présence animale : singe, fourmis, pigeon, poissons, canaris, perroquet, hamster, chats, papillons, lapin, coléoptères, corbeau, lézards, chauves-souris, iguane, caméléon... Leur présence s'accroissant au fur et à mesure du pourrissement du couple. Les animaux prennent le dessus et l'on se demande bientôt qui observe qui...
Prophétique, L'Alliance décrit un dérèglement généralisé du monde dont l'humanité ne prend pas la mesure. « Il y a beaucoup plus de nains que de géants dans le monde du vivant. Et ce sont les nains qui sont dangereux. Un léger perfectionnement dans les armes d'une espèce et le fameux équilibre est rompu, bonsoir tout le monde, l'homme disparaîtrait. Il disparaîtra de toute façon, à moins qu'on le transforme. S'il accepte qu'on le transforme... » explique un vieux scientifique (interprété par le musicien Jean Wiener), qui évoque également la capacité des insectes à survivre à une explosion atomique. Hélène a, quant à elle, entendu parler d'extra-terrestres cachés sur notre Terre, prêts à fondre sur l'humanité et elle est persuadée qu'ils ont la capacité de se transformer en animaux. Ondes, nucléaire, mutations, invasion... l'enjeu du film n'est plus seulement la fin du couple mais aussi celle de l'espèce humaine. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/l-alliance-de-chalonge
L'alliance le film :

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