1959 - Le Monde, la Chair et le Diable
1959
Le Monde, la Chair et le Diable - Film de Ranald MacDougall
Ralph Burton (Harry Belafonte) est technicien des mines. Lors d'une mission, il se retrouve bloqué par un éboulement. Poussé par une incroyable force intérieure, il parvient à se dégager des entrailles de la terre et à regagner la surface. Seulement, une fois dehors, c'est un paysage d'apocalypse qui s'étend sous ses yeux, un monde dépeuplé, immobile et figé. Burton comprend à la lecture d'un journal abandonné qu'un nuage radioactif a décimé la population. Il pénètre dans un New York désert et commence à penser à sa survie et au moyen de trouver d'éventuels survivants...
Le Monde, la chair et le diable est un film aussi singulier et étonnant que ne l'est son titre mystérieux. La fin du monde n'est pas encore un sujet très exploré au cinéma et Ranald MacDougall se place dans un tout autre registre que celui du Choc des mondes de Rudolph Maté (1951) ou de The Day the World Ended de Roger Corman (1955). Loin de faire dans la surenchère et de chercher à provoquer le frisson - à l'image des productions classiques du cinéma fantastique et de science-fiction de l'époque - MacDougall confère au contraire à son film un aspect anti-spectaculaire au possible. Il joue (du moins dans la première partie du film) sur un tempo lent et posé, sur les silences, transformant ce qui aurait pu être une angoissante histoire post-apocalyptique en méditation sur l'avenir de l'Humanité.
C'est la première fois que le cinéma offre de telles images de fin du monde et il faudra attendre encore longtemps pour qu'un film d'anticipation retrouve la même puissance d'évocation, peut-être jusqu'au célèbre final de La Planète des singes qui en 1968 propose l'une des plus saisissantes images de l'histoire du cinéma de science-fiction avec sa Statue de la Liberté engloutie par les sables.
Le Monde, la chair et le diable est un film rare et unique qui, à l'écart de la production lambda de science-fiction des années 50, annonce par bien des aspects le cinéma critique des années 60/70. De l'anticipation intelligente, magnifiquement mise en scène, poétique, humaniste... à découvrir impérativement donc !
La Bande Annonce :
Le Monde, la Chair et le Diable - Film de Ranald MacDougall
Ralph Burton (Harry Belafonte) est technicien des mines. Lors d'une mission, il se retrouve bloqué par un éboulement. Poussé par une incroyable force intérieure, il parvient à se dégager des entrailles de la terre et à regagner la surface. Seulement, une fois dehors, c'est un paysage d'apocalypse qui s'étend sous ses yeux, un monde dépeuplé, immobile et figé. Burton comprend à la lecture d'un journal abandonné qu'un nuage radioactif a décimé la population. Il pénètre dans un New York désert et commence à penser à sa survie et au moyen de trouver d'éventuels survivants...
Le Monde, la chair et le diable est un film aussi singulier et étonnant que ne l'est son titre mystérieux. La fin du monde n'est pas encore un sujet très exploré au cinéma et Ranald MacDougall se place dans un tout autre registre que celui du Choc des mondes de Rudolph Maté (1951) ou de The Day the World Ended de Roger Corman (1955). Loin de faire dans la surenchère et de chercher à provoquer le frisson - à l'image des productions classiques du cinéma fantastique et de science-fiction de l'époque - MacDougall confère au contraire à son film un aspect anti-spectaculaire au possible. Il joue (du moins dans la première partie du film) sur un tempo lent et posé, sur les silences, transformant ce qui aurait pu être une angoissante histoire post-apocalyptique en méditation sur l'avenir de l'Humanité.
C'est la première fois que le cinéma offre de telles images de fin du monde et il faudra attendre encore longtemps pour qu'un film d'anticipation retrouve la même puissance d'évocation, peut-être jusqu'au célèbre final de La Planète des singes qui en 1968 propose l'une des plus saisissantes images de l'histoire du cinéma de science-fiction avec sa Statue de la Liberté engloutie par les sables.
Le Monde, la chair et le diable est un film rare et unique qui, à l'écart de la production lambda de science-fiction des années 50, annonce par bien des aspects le cinéma critique des années 60/70. De l'anticipation intelligente, magnifiquement mise en scène, poétique, humaniste... à découvrir impérativement donc !
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