1976 - L'Homme qui venait d'ailleurs

1976
L'Homme qui venait d'ailleurs
Film de Nicolas Roeg

Adapté d’un roman de l’Américain Walter Tevis, L’Homme qui venait d’ailleurs narre le séjour terrestre d’un humanoïde (David Bowie) venu d’une autre planète ravagée par la sécheresse. L’entreprenant alien atterrit au Nouveau-Mexique, s’y faisant appeler Thomas Jerome Newton. Il y bâtit bientôt un empire industriel grâce à des technologies importées de sa lointaine planète : la richesse ainsi accumulée doit secrètement lui permettre de collecter de l’eau pour sauver son monde d’une aridité fatale. Notamment aidé dans sa tâche par un avocat, Oliver Farnsworth (Buck Henry) et par un scientifique, Nathan Bryce (Rip Torn), Newton noue aussi une relation amoureuse avec une jeune femme, Mary-Lou (Candy Clark). Mais bientôt découvert par les autorités, le projet de Newton est mis en échec. L’extraterrestre est désormais condamné à rester sur Terre…

Lorsque L'Homme qui venait d'ailleurs sort sur les écrans britanniques en mars 1976, David Bowie - son principal interprète - est devenu une figure majeure de la scène rock mondiale. Alors qu'une décennie auparavant le songwriter anglais se produisait encore anonymement dans les clubs londoniens, il s'est désormais haussé au rang d'authentique star grâce à la dizaine d'albums produits entre 1969 (Space Oddity) et 1976 (Station to Station). Pareil contexte artistique pourrait amener spectateurs et spectatrices encore ignorant.e.s de L'Homme qui venait d'ailleurs à l'appréhender comme une entreprise destinée à capitaliser cinématographiquement le succès musical de David Bowie.

Mais le simple énoncé du nom du cinéaste aux commandes de cette (presque) (4) première incursion de David Bowie dans le Septième Art suffit à la lever immédiatement tout soupçon. Nicolas Roeg, le réalisateur de L'Homme qui venait d'ailleurs, est l’auteur de quelques-uns des films les plus fascinants produits par le cinéma d’outre-Manche durant les années 1970.

Si triste soit-elle, la démonstration faite par Nicolas Roeg à l’occasion de L'Homme qui venait d'ailleurs n’en est pas pour autant tragique. Car comme à l’occasion de ses autres films, aussi perturbante puisse être la réflexion initiée par le cinéaste sur la question du regard - au propre comme au figuré -, elle invite plus certainement ses spectateurs et spectatrices au questionnement qu’au désespoir. À chacun et à chacune, donc, de tirer le meilleur parti existentiel d’un film qui, bien loin d’être un objet marketing exaltant la star Bowie, tire le meilleur parti de sa singularité physique pour composer un vertigineux conte philosophique.

Source : Pierre Charrel - Pour lire la suite et la totalité de cette excellente chronique : https://www.dvdclassik.com/critique/l-homme-qui-venait-d-ailleurs-roeg

David Bowie stars in THE MAN WHO FELL TO EARTH - 4K Restoration - Official Trailer


Sci-Fi Classic Review: THE MAN WHO FELL TO EARTH (1976)


David BOWIE et la Science Fiction - Hors-série #01 - Total Remake

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

1980 - Les Visiteurs

1980 - Flash Gordon

1971 - La vie amoureuse de l'homme invisible